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Le château de Monte-Cristo près de Paris
Un château renaissance au milieu d’un parc sur une colline surplombant la Seine.
La résidence incroyable d’un géant des lettres, Alexandre Dumas, financée avec les revenus des Trois Mousquetaires, du Comte de Monte-Cristo, de La Reine Margot… une découverte étonnante pour l’été, une promenade originale dans un site merveilleux hanté par tant de personnages inscrits dans nos mémoires… comme un morceau de notre patrimoine culturel à visiter ou revisiter.
Le château de Monte-Cristo existe ! A quelques kilomètres de Paris entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye sur la commune du Port-Marly. Et il se visite du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h ; samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 18h.
Quand la réalité rejoint la fiction.
En 1844, Alexandre Dumas est devenu riche et populaire, il tient à ce que cela se sache… et se voit. Rejoignant à pied St Germain-en laye en venant de Versailles, il repère un site idéal pour y établir une demeure à sa taille et à sa gloire (sa devise, inscrite au fronton du château, est J’aime qui m’aime) sur une colline au Port-Marly. Il convoque un architecte de grande réputation et le dialogue qui suit s’établit, comme toujours avec Dumas, dans la démesure :
- Monsieur Durand, vous allez ici même me tracer un parc anglais au milieu duquel je veux une maison renaissance. Pour mon cabinet de travail, un pavillon gothique entouré d’eau… il y a des sources, vous m’en ferez des cascades
- Mais, Monsieur Dumas, le sol est un fond de glaise, vos bâtiments vont glisser…
- Monsieur Durand, vous creuserez jusqu’au tuf… Vous ferez deux étages de caves et d’arcades.
- Cela vous coûtera quelques centaines de mille francs !
- Je l’espère bien !
Et ce qui fut dit fut fait. Le jour de la pendaison de crémaillère, en 1847, six cents personnes sont présentes alors que Dumas n’a envoyé que cinquante invitations. Mais la propriété n’a pas de nom, certains suggèrent « la villa d’Artagnan »… Un jour, une comédienne prenant un fiacre à Saint-Germain-en-Laye, demande au cocher de la mener chez Monsieur Dumas. Devant l’interrogation du cocher, la dame précise « Monsieur Dumas ! Monte-Cristo ! » Et le cocher la conduit tout droit chez Dumas au Port-Marly. La demeure sera donc baptisée ‘le château de Monte-Cristo’ et par conséquent le pavillon gothique servant de cabinet de travail à l’auteur sera ‘le château d’If’, en hommage à la forteresse située au large de Marseille d’où s’évade Edmond Dantès, héros de son roman Le Comte de Monte-Cristo.
La vie de château
Au château de Monte-Cristo, Dumas tient table ouverte en permanence, ne sachant pas toujours qui il reçoit. Ce train de vie entraîne des frais de réception énormes, auxquels s’ajoute la générosité sans borne de l’hôte de ces lieux. Les créanciers finissent par chasser Dumas de son domaine. Plusieurs propriétaires privés se succèdent au ‘château’… qui est promis à la démolition pour un projet immobilier en 1969 (sans doute de style plus… classique). Des voix s’élèvent alors pour sauver le domaine au nom de la défense de notre patrimoine culturel. Des travaux de restauration d’envergure sont entrepris et le domaine sauvé ouvre ses portes au public en 1994. Le ‘paradis terrestre’ d’Alexandre Dumas est redevenu réalité.
Le château d’If
… ‘un château renaissance en face d’un pavillon gothique entouré d’eau.’ On voit ce petit bâtiment (le ‘pavillon’) surplombant le château de Monte-Cristo. Alors que le parc et le château principal sont envahis par une foule d’amis et relations plus ou moins proches et identifiées, Dumas s’isole dans son château d’If (cette ‘forteresse de poupée’) pour travailler. Il écrit au rez de chaussée et peut se reposer au premier étage dans une chambre à laquelle il accède par un escalier extérieur. De là, il a une vue imprenable sur la Seine et sur le château de Monte-Cristo. Dessiné dans un style architectural éclectique en vogue à l’époque, le château d’If porte sur sa façade 88 titres gravés des œuvres de Dumas ainsi que certains personnages de romans sculptés, tel Edmond Dantès découvrant son trésor dans une grotte.
Dumas, un géant et son œuvre
L’œuvre d’Alexandre Dumas est immense, comme le personnage Alexandre Dumas. Immense et universelle à la fois. « Dumas est un géant, il est universel » (Alain Decaux). Ses ouvrages sont traduits et publiés dans le monde entier. On les commente, on les imite, on les parodie parfois. Certains auteurs ont même écrit des suites. Les Trois Mousquetaires, le Comte de Monte-Cristo, La Reine Margot furent portés à l’écran dès le cinéma muet. En France, Louis Jourdan, Jean Marais, Jacques Weber, Gérard Depardieu ont incarné Edmond Dantès.
Ce travailleur acharné (300 volumes, des milliers de personnages) qui n’a jamais connu l’angoisse de la page blanche excelle dans l’art de tenir ses lecteurs en haleine : ses romans sont en effet publiés dans un premier temps sous forme de feuilletons dans la presse. En 1844 paraissent dans les journaux Les Trois Mousquetaires, La fille du Régent, Le Comte de Monte-Cristo puis La Reine Margot. Le succès est immense, il offre au lecteur du rêve, de l’action, du rire, de l’évasion, de l’émotion.
Beaucoup de ces œuvres, ainsi que quelques unes des nombreuses biographies écrites sur Alexandre Dumas, sont proposées aujourd’hui aux visiteurs à la boutique-librairie du château.
Blogueur avant l’heure, Dumas fonde ses propres journaux pour s’exprimer et publier ses Mémoires. Le Mousquetaire, quotidien artistique dont Dumas rédige la majeure partie, est édité pendant trois ans à partir de 1853. Puis il écrit seul le journal Le Monte-Cristo de 1857 à 1860, ensuite c’est Le d’Artagnan en 1868-69. Sa formidable puissance de travail le lui permet. « Vous me demandez mon avis sur votre journal, j’en ai sur les choses humaines, je n’en ai pas sur les miracles, » lui écrit Alphonse de Lamartine. « Mon avis sur vous est un point d’exclamation, on avait cherché le mouvement perpétuel, vous avez créé l’étonnement perpétuel. Vivez, c’est-à-dire écrivez. Je suis là pour vous lire. »
Le salon mauresque
Dumas est insatiable à tous points de vue. Fin gourmet, il fait lui-même les repas, et en fin de vie rédige un dictionnaire de cuisine. Sa curiosité l’emmène dans de nombreux voyages (Russie, Italie, Espagne…). Envoyé en mission en Algérie par le gouvernement pour inciter par ses récits les Français à s’installer dans cette nouvelle colonie, Dumas en profite pour visiter la Tunisie. Il y obtient l’autorisation de ramener en France deux artistes locaux de grand renom afin d’exécuter dans sa nouvelle demeure (le Château) un salon comparable à ceux qu’il a vus à l’Alhambra de Grenade, à l’Alcazar de Séville et dans le Palais du Bey de Tunis. Ce salon mauresque existe toujours, il a été restauré en 1985 grâce à la générosité de Hassan II, roi du Maroc. Tout a été refait à l’identique.
Contacts Presse :
Château de Monte-Cristo
Demeure et parc d’Alexandre Dumas
Frédérique Lurol
Tél 01 39 16 49 49
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Nous recommandons la visite du site web du château et en particulier le visionnage de la vidéo : http://www.chateau-monte-cristo.com/presentvideo/index.html
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